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26 mai 2015

L'Oeil du Photographe #8 - Gaelle Bizeul

Gaelle Bizeul a accepté d’être le sujet de "L’œil Du Photographe"de ce mois-ci. Cette série d’articles associe une exposition virtuelle et une interview d'un photographe de la communauté G+Photographie.



Un rituel maintenant, en première question : pourrais-tu nous brosser en quelques traits ton 
parcours photographique et tes influences.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les images. Petite, je collectionnais celles qui me touchaient par les émotions qu’elles transmettaient : leurs couleurs, leurs lignes graphiques... Et quand j’avais envie de rêver un peu, j’ouvrais mon lutin (un lutin est pour moi comme un porte vue, là où je classais mes images) pour m’évader dans des mondes divers et variés.
Plus tard, c’est en devenant maman que j’ai ressenti le besoin plus pressant de photographier. Non pas par nostalgie, car j’aime voir mes enfants grandir, mais pour saisir des instants que je sens magiques, singuliers et que j’ai envie de partager. Tout est parti de là, avec mon premier petit bonhomme, il y a sept ans. Et depuis, ce sont les frimousses que j’aime capter, mais aussi tous ces détails et moments auxquels nous ne faisons plus tant attention. Mais si nous les considérons, ils nous interpellent vraiment, ils nous font sentir vivants !
Tout ce qui m’entoure est donc source d’inspiration. Je ne cours par les expos photos. Si je devais me rapprocher d’un mouvement, ce serait celui des photographes humanistes. Il est pour moi synonyme de regard bienveillant, de beauté dans la simplicité et surtout plein de Vie. Pas mal de photographes Lifestyle m’inspirent également. Et enfin, les communautés photos sont aussi une source pour mon travail, celle de G+Photographie en tête pour sa philosophie…

Tes sujets de prédilection tournent autour de la grossesse et de l’enfance, quel a été le déclic et que souhaites-tu transmettre à travers ces photos ?
C’est en voyant mes enfants grandir, mais aussi tous ceux de nos amis, avec leurs mimiques si particulières, leur joie de vivre, leur innocence, leur soif d’apprendre… que j’ai eu envie de saisir ces moments précieux. Les observer rire et grandir à travers mon objectif, est un véritable privilège. Et quel plaisir aussi de voir les enfants, tout comme les plus grands, s’extasier devant leurs photos, car ils ne se doutent pas d’être si étonnants.
J’ai aussi eu envie de photographier les femmes enceintes, dans ce moment si particulier de la vie. Loin de moins l’idée mièvre que tout est rose, mais plutôt l’envie de témoigner d’un petit pan de l’histoire d’une femme, d’un couple et d’un enfant à venir, bref, d’une famille qui se crée. Certainement que tout cela correspond bien à deux citations qui me font vraiment écho : "Carpe Diem" et "Grand est celui qui n’a pas perdu son cœur d’enfant". 


Il semblerait que la photographie soit, pour toi, un moyen d'expression qui dépasse le simple rendu visuel mais apporte un support de réflexion plus intime. L'envisages-tu comme cela?
Je suis en effet démasquée… Je suis une grande sensible et c’est la photographie qui me permet de m’exprimer et de partager. Dévoiler ma vision de la vie, optimiste, avec toujours le sourire au coin des lèvres, à travers tous ces instants photographiés. Et pour être tout à fait franche, je ressens beaucoup de joie quand je réussis à faire sourire ou du moins vibrer certaines personnes.

Tu t'es lancée dans une grand aventure" projet365expressions" (mettre en photo une expression par jour) pourquoi cette démarche, une exposition de ce projet en vue peut-être ?
Il est vrai que je me suis lancée bille en tête dans ce #projet365expressions, comme le bon bélier que je suis. J’avais récemment vu Stéphanie d’Emilolaphotography débuter un projet « la magie du quotidien », un jour, en me promenant dans le jardin du Luxembourg. L’idée s’est imposée à moi. Voilà un formidable nouveau moyen de proposer mon regard, ou du moins l’un de mes regards, plus ou moins espiègle. Et aussi une belle occasion de continuer à travailler mon approche photographique, mon post traitement… et de partager tout cela avec d’autres photographes.
Suivre ce projet me demande beaucoup de travail mais je ne regrette en rien de m’être embarquée dans cette aventure. Je n’ai absolument pas envisagé encore la suite, expo ou non, le champ des possibles reste ouvert !

Penses-tu, avec ce projet, te mettre en danger pour tenter de dépasser tes limites ? Quels conseils pourrais-tu donner aux membres de la communauté qui désireraient se lancer ?
Je ne crois pas me mettre en danger avec ce projet. J’ai plus l’impression de grandir avec lui car il me permet d’avancer, d’aller un cran plus loin dans mon approche photographique et d’exprimer qui je suis. Comme j’ai confiance dans ce qui arrive et que je suis d’un naturel optimiste, je n’ai pas de crainte de me planter. Et même si c’était le cas, ce ne serait que l’occasion de rebondir.
Voilà donc le seul conseil que je pourrais donner : foncez, essayez, ne vous mettez pas de freins !! Si vous vous prenez un mur, forcément vous vous relèverez et vous pourrez continuer à avancer. Et si vous n’avez pas pris de mur, eh bien vous êtes déjà un cran plus loin. Bref, amusez vous !

Ceux qui t'ont rencontrés lors de la sortie G+photographie à Paris, se souviennent encore de ton rire, si spontané, joyeux et communicatif. Ton interview est à son image, merci beaucoup de nous l'avoir accordée.

Vous pouvez poursuivre cette balade dans l’univers de Gaelle sur :
Interview réalisée par : Evelyne Zeltner et Eric Gindre - Mai 2015