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24 janv. 2017

L’œil du photographe #22 - Jean-Michel Segaud

Jean-Michel Segaud a accepté d’être le sujet de "L'Oeil Du Photographe"de ce mois-ci. Cette série d’articles associe une exposition virtuelle et une interview d'un photographe de la communauté G+Photographie.


Peux-tu nous raconter un peu ton «histoire» photographique ?
J’ai pratiqué un peu l’argentique dans les années 90 mais sans vraiment me prendre trop au sérieux.
Par la suite, en 2014, deux bouts de chattes ont fait leur apparition dans mon existence. Donc, fier de mes deux bestioles, j’ai commencé à les prendre en photo et à poster sur Google+ dans différentes communautés de chattophiles.
J’ai ensuite cherché à faire des photos de chats autrement… Je voulais progresser sérieusement car techniquement, j'étais encore plus nul que maintenant, c’est vous dire le chemin qu’il me restait à accomplir !  
Par la suite, et au hasard de mes pérégrinations sur Google+, je suis tombé chanceusement sur G+photographie et là, j’ai chopé le virus inoculé sans vergogne par des Eric Gindre, Didier Girard, Alexandre Noël, sans oublier les pires, Aurélia Cointre Mazni et Evelyne Zeltner. Un bien grand merci donc à vous pour vos aides et encouragements.
En définitive je suis un « pur » produit de G+photographie et de ses communautés sœurs.
Parles-nous de ton/tes style(s) de photos de prédilection ?
Je me définirais plutôt comme un « touche à tout », mais j’ai évidemment une préférence pour la macrophotographie. Les insectes sont passionnants à photographier. Ce que j’aime dans cette pratique, c’est la recherche : 
  • trouver de beaux spécimens,
  • les trouver à la bonne heure, avec la bonne lumière,
  • leur approche,
  • ne pas les faire fuir,
  • chercher le bon cadrage pour le résultat que je veux.


Je peux y passer des heures, et je me sens bien lorsque je m’y adonne. Pour moi, il n’y a rien de mieux pour me vider la tête. Ensuite, je cherche à les identifier, ce qui n’est pas évident vu le nombre de variétés au sein d’une seule espèce.
La photo d’architecture m'intéresse beaucoup, surtout depuis une sortie G+ sur Paris. Mais dans ce domaine, j’ai encore beaucoup de progrès à faire.
La photo de rue m’attire beaucoup également, mais c’est un domaine que je pratique très peu car il m’est assez difficile de shooter des inconnus dans la rue. Je suis pourtant fan du travail de Txipi Art'z, Nicolas Winspeare et consort, mais je ne désespère pas de parvenir un jour à vaincre mes appréhensions dans ce domaine.

Depuis quelque temps, tu nous proposes un nouveau post-traitement assez sombre, pour tes photos de fleurs particulièrement. Pourquoi ce choix et comment le réalises-tu ?
Je passe pas mal de temps à torturer mes images un peu dans tous les sens. J’aime bien ce côté "clair-obscur" et pas du tout réaliste. C’est pour moi une manière un peu différente d’aborder ce type de photos.  
J’utilise pour mes post-traitements un logiciel libre nommé Darktable, qui est en perpétuelle évolution (au passage, un super « big up » pour ses développeurs). Suite à la sortie d’une nouvelle mouture, j’ai essayé différents trucs et comme le résultat était plutôt sympa, je l’ai enregistré comme un preset personnel. Il me sert maintenant régulièrement de base pour certains développements.
Le traitement final de ces images est un mélange de colorisation avec plus ou moins de clarté, de virage partiel, de vignettage, qui vient complémenter le duo habituel exposition/contraste, mais avec plusieurs types de fusions (tout comme dans Gimp ou Photoshop avec les modes de fusion : normal, éclaircir, assombrir, etc).

Avec ces traitements, il semble que tu aies envie de te démarquer en proposant des visions différentes sur tes photographies. Peux-tu nous en dire plus au sujet de cette nouvelle approche ? Est-ce un objectif personnel que tu t'es fixé ou simplement une envie de changement ?
Comme tout un chacun, je souhaite faire les choses différemment, mais il n’y a rien de conceptuel dans cette démarche, rien de conscient. Par contre, inconsciemment c’est autre chose, mais là, je ne maîtrise rien !!
Je pense que je ne pourrais pas passer mon temps à refaire constamment la même chose, ce serait ennuyeux pour moi, mais aussi pour tout le monde. Je tente donc de nouvelles approches au gré de mon sentiment du moment.

Ton travail est-il influencé par certains photographes ou autres artistes ? 
Mes influences proviennent surtout du sein de la communauté G+Photographie. Le travail des uns et des autres est assez riche pour pouvoir s’en inspirer et aller de l’avant. 

Merci à toi Jean-Michel, d'avoir accepté cette interview...

Vous pouvez poursuivre cette balade dans l'univers de Jean-Michel sur :

                                                                                  Interview réalisée par : Evelyne Zeltner et Michel Vervoort - janvier 2017